Bonjour mes lecteurs, ravie de vous retrouver ! 😀
Ce mois-ci, suite de la formation, nous sommes en mai et terminés les regroupements, il ne nous reste plus qu’une seule classe virtuelle pour l’UE Environnement numérique d’apprentissage, qui va terminer ce que l’on a vu dans l’article du mois dernier.
Environnement numérique d’apprentissage
Le travail sur cette matière a été une vraie découverte pour moi de Moodle. Moodle (Modular Object-Oriented Dynamic Learning Environment) est une plateforme d’apprentissage en ligne open source, conçue pour fournir aux formateurs, administrateurs et apprenants un système intégré, sécurisé et personnalisable pour créer des environnements d’apprentissage personnalisés.
Le livrable sur lequel nous avons travaillé pendant ces cours, s’est basé sur un organisme de formation fictif qui propose le passage d’un CAP cuisine et pâtisserie. Cet organisme a pour vocation à se développer et à augmenter le nombre de ses apprenants, et donc à développer une politique
Formation de formatrice

J’ai eu l’opportunité de suivre une formation destinée aux formateurs, centrée sur la méthode DISC et enrichie par des approches inspirantes. Nous avons exploré les réflexions d’Henri Bergson sur le rire, qui met en lumière son rôle dans la dynamique sociale et l’apprentissage, ainsi que la stratégie de la libellule de Thierry Marx, une approche axée sur l’adaptabilité et la précision dans l’action. Le triangle de Karpman, appliqué à l’animation de formation, nous a permis d’analyser les interactions et d’éviter les jeux psychologiques nuisibles.
L’accompagnement des apprenants repose sur quatre piliers essentiels : donner du sens (rouge), en clarifiant les objectifs et le « pourquoi » ; expliquer le comment (bleu), en structurant l’apprentissage à travers l’analyse du passé, l’action dans le présent et l’anticipation du futur ; maîtriser l’art du feedback (vert), en apprenant à donner et recevoir des retours constructifs ; et nourrir la relation humaine (jaune), en créant un lien authentique et engageant.
Un autre point clé de cette formation a été la distinction entre compassion (souffrir avec l’autre) et empathie (se mettre à sa place), ainsi que l’importance de reformuler nos échanges en remplaçant le « oui, mais » par « oui, et », afin d’ouvrir le dialogue plutôt que de le fermer. Enfin, la matrice des compétences (compétent/incompétent – conscient/inconscient) nous a offert un cadre précieux pour mieux comprendre les phases d’apprentissage et accompagner efficacement les apprenants dans leur progression.
Cette formation m’a apporté des outils concrets et une nouvelle perspective sur l’accompagnement pédagogique, renforçant ainsi ma posture et mon impact en tant que formateur.
On continue la mission
Côté mission, c’est en cours à fond, je termine en juin / juillet d’après le retro-planning. J’avance bien sur le futur module à destination de conseillers clients. Je me heurte à quelques difficultés, une méthodologie de conduite au changement est à prévoir. Nous étudions cela avec ma tutrice.
J’essaye aussi de bien définir les objectifs pédagogiques de ce futur e-learning en utilisant la taxonomie de Bloom ainsi que l’alignement pédagogique.
Mes lectures
J’ai terminé ce mois-ci, le livre Les théories de la motivation de Fabien Fenouillet afin d’éclairer ma problématique de recherche : quels leviers permettent de susciter l’engagement et la motivation des salariés à se former via la e-formation dans une entreprise de télécommunication ?
J’y ai découvert une synthèse des grandes familles de théories motivationnelles:
- cognitives,
- comportementales,
- humanistes,
- socio-cognitives.
Cela m’a permis de mieux comprendre les mécanismes en jeu dans les environnements d’apprentissage numériques. Les apports de la théorie de l’autodétermination, notamment, se révèlent particulièrement pertinents : le sentiment d’autonomie, la compétence perçue et l’appartenance sociale apparaissent comme des leviers déterminants pour renforcer l’engagement des apprenants adultes. De même, les travaux sur l’orientation motivationnelle et la valeur perçue de la tâche éclairent la manière dont les salariés évaluent l’utilité et la pertinence de la formation pour leur activité quotidienne, un enjeu central dans un contexte où la formation digitale concurrence la charge opérationnelle. Cette lecture me permet d’analyser les dispositifs de e-learning dans mon entreprise et m’offre un cadre théorique pour identifier des stratégies de conception et d’accompagnement susceptibles d’augmenter la motivation et de favoriser une participation active et durable des salariés. Je me servirais de cette expérimentation en exemple dans mon mémoire final.
Autre livre intéressant que j’ai lu ce mois-ci, c’est Réussir votre projet de digital learning de Marie Prat. J’ai particulièrement apprécié les conditions concrètes de réussite d’un dispositif de e-formation en entreprise, en lien direct avec ma problématique sur les leviers de motivation et d’engagement des salariés.
Marie Prat met en évidence l’importance d’une approche centrée utilisateur, où la connaissance fine des apprenants, de leurs contraintes opérationnelles et de leurs attentes devient un préalable indispensable à toute conception efficace. J’ai pu faire le lien avec la conduite au changement nécessaire pour ce public, réfractaires à l’arrivée de cette application et ne souhaitant pas se former à ce sujet, ainsi qu’avec l’alignement pédagogique. Notamment avec la contrainte d’une entreprise de télécommunication, où les salariés sont soumis à un rythme de travail intense et à une forte pression de performance, ce qui impose de proposer des modules flexibles, courts et immédiatement exploitables. Par ailleurs, Marie Prat insiste sur la nécessité de scénariser des parcours engageants, alternant activités interactives, feedbacks rapides et modalités variées, autant d’éléments qui favorisent la motivation en stimulant la curiosité, en renforçant la compétence et en rendant l’expérience d’apprentissage plus gratifiante.
Enfin, l’accent mis sur l’accompagnement, la communication et le pilotage du projet rejoint les facteurs motivationnels identifiés dans mes recherches : donner du sens, valoriser la progression, créer un environnement favorable et reconnaître l’effort constituent des leviers essentiels pour encourager une adhésion durable à la e-formation.
En ce sens, la lecture de Marie Prat enrichit directement ma réflexion sur les conditions pédagogiques, organisationnelles et humaines nécessaires pour mobiliser les salariés autour du digital learning.
Je pense continuer mes recherches le mois prochain en lisant de la documentation et un livre sur le Storytelling.
See you !
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